Savoir-Faire

Plus d’un siècle de transmission au service de chaque création

Savoir-Faire

Depuis plus d’un siècle, la maison Charles est façonnée par les mains des hommes et des femmes qui travaillent le métal dans la tradition des bronziers d’art français. Fondeurs, ciseleurs, tourneurs, monteurs, polisseurs, patineurs - chacun gardien d’un geste appris auprès d’un prédécesseur, transmis dans l’atelier par des années d’observation, de répétition et de patience. Certaines de ces techniques n’ont laissé aucune trace écrite. Elles existent seulement dans les mains qui les pratiquent et les voix qui les transmettent : savoir lire la couleur du métal chauffé, écouter le son d’un ciselet qui trouve la justesse de sa profondeur, sentir par le toucher quand une surface est prête... Et, entre elles, la conviction que le bronze, travaillé avec savoir et avec soin, transmet la plus grande émotion.

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Le Dessin & le Chef Modèle

Avant tout travail de la matière, il y a le dessin. Depuis 1908, la maison Charles a constitué un patrimoine rare : plus de 1 000 modèles dessinés par les membres de la famille Charles et par les créateurs avec qui la maison a collaboré. Ce fonds est à la fois la mémoire de la…

Avant tout travail de la matière, il y a le dessin. Depuis 1908, la maison Charles a constitué un patrimoine rare : plus de 1 000 modèles dessinés par les membres de la famille Charles et par les créateurs avec qui la maison a collaboré. Ce fonds est à la fois la mémoire de la maison et la matrice de ses nouvelles créations, qui continuent chaque année d'enrichir le catalogue. À partir d’une intention, d’un croquis, d’un projet, le bureau d’études développe la pièce sur le papier : proportions, dimensions, détails ornementaux, contraintes techniques…

Du dessin naît le modèle. Sculpté à la main par l’artiste ou le modeleur, en cire, en bois ou en plâtre selon la complexité de la pièce, il est le prototype tridimensionnel à partir duquel sera réalisé le premier tirage en bronze, entièrement abouti par une ciselure de précision. C’est la pièce n° 0, le chef-modèle, conservé précieusement dans les archives de la maison, et à partir duquel seront tirées toutes les productions futures.

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Le Moule & la Fonderie

Tout commence par le feu. Le bronze, sous forme de lingots, est placé dans un creuset et chauffé à plus de mille degrés. Selon la technique de la fonte au sable, méthode traditionnelle transmise de génération en génération, deux châssis remplis de sable pressé enrobent le modèle…

Tout commence par le feu. Le bronze, sous forme de lingots, est placé dans un creuset et chauffé à plus de mille degrés. Selon la technique de la fonte au sable, méthode traditionnelle transmise de génération en génération, deux châssis remplis de sable pressé enrobent le modèle. Celui-ci est ensuite retiré pour y laisser l'empreinte exacte de la pièce. Le métal en fusion est coulé dans le moule. Pour les pièces qui exigent une finesse extrême, la maison a recours à la fonte à la cire perdue - technique d'une précision rare, empruntée à la joaillerie. Le métal refroidit. Le moule est brisé, garantissant la singularité et l'intégrité de chaque création.

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L’Ébarbage & la Ciselure

La pièce sortie du moule porte encore les traces de la coulée : jets, évents, excédents de matière. Le ciseleur les supprime un à un, limant avec soin l’excédent de métal avant de blanchir et polir les surfaces à la toile : c'est ce qu'on appelle l'ébarbage.

Puis, à l’aide de…

La pièce sortie du moule porte encore les traces de la coulée : jets, évents, excédents de matière. Le ciseleur les supprime un à un, limant avec soin l’excédent de métal avant de blanchir et polir les surfaces à la toile : c'est ce qu'on appelle l'ébarbage.

Puis, à l’aide de ciselets, traçoirs, marteaux, mats et autres outils à ciseler - dont une grande partie a été forgée par ses soins - il sculpte chaque détail décoratif, fidèle à l’intention de son créateur, donnant à la pièce sa finesse, son relief, son caractère.

C’est ici que la grammaire formelle de la maison prend corps : la précision de l’arrondi, la justesse d’une feuille, la netteté d’une volute. Travail méticuleux et irremplaçable, c’est le moment où le métal brut devient expressif. La ciselure est l’un des cœurs vivants de l’atelier.

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La Tournure

La Tournure de Façonnage

Les éléments de fonte cylindriques de la pièce sont nettoyés puis placés sur un tour. Le tourneur les positionne à la main pour les recalibrer à la cote exacte. Il peut également, à partir d’un cylindre brut de fonte de laiton, mettre en forme un col de…

La Tournure de Façonnage

Les éléments de fonte cylindriques de la pièce sont nettoyés puis placés sur un tour. Le tourneur les positionne à la main pour les recalibrer à la cote exacte. Il peut également, à partir d’un cylindre brut de fonte de laiton, mettre en forme un col de lampe, une bague ou toute pièce technique travaillable en révolution. Le retrait de matière permet d’atteindre la forme précise souhaitée.

La Tournure Ornementale

Que ce soit sur des pièces cylindriques ou sur des pièces rondes et plates, le tourneur pose le motif ornemental à l’aide d’une molette. Perles, palmes et palmettes, brettés, entrelacs, godrons... autant de familles de motifs des styles royaux et impériaux à la disposition de l'artisan. Ces outils anciens, que les tourneurs appellent « molettes des Rois », se transmettent de tourneur sur bronze à tourneur sur bronze depuis des siècles. Ils ne sont plus fabriqués aujourd’hui : chaque molette conservée est désormais irremplaçable. Pressée contre le métal en rotation, la molette y imprime, sans aucun raccord visible, un motif continu et précieux qui donne vie à la pièce.

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La Monture

L’art de l’assemblage. Le monteur recherche la manière la plus simple, la plus solide et la plus discrète d’assembler les pièces de fonte avec les éléments de laiton. Plaques, tubes et pièces façonnées trouvent ainsi leur place dans l’ensemble.

La monture à froid les assemble…

L’art de l’assemblage. Le monteur recherche la manière la plus simple, la plus solide et la plus discrète d’assembler les pièces de fonte avec les éléments de laiton. Plaques, tubes et pièces façonnées trouvent ainsi leur place dans l’ensemble.

La monture à froid les assemble mécaniquement par taraudage, vissage ou emboîtement. À chaud, les techniques dites de brasure les réunissent à l’aide d'argent fondu, qui permet de préserver le travail du ciseleur et du tourneur. Après vérification de la pièce assemblée - la monture à blanc -, l’ensemble est démonté à nouveau. Chaque composant est ensuite traité séparément pour la mise au décor et ses finitions.

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Le Polissage & les Finitions

Dans l’esprit des fondeurs d’art du début du XXe siècle, chaque pièce est travaillée comme une sculpture.

Avant toute mise en couleur, de longues heures de polissage lissent le bronze et le laiton. L’alternance des blanchis et des mats du bronze, comme les satinés et les polis…

Dans l’esprit des fondeurs d’art du début du XXe siècle, chaque pièce est travaillée comme une sculpture.

Avant toute mise en couleur, de longues heures de polissage lissent le bronze et le laiton. L’alternance des blanchis et des mats du bronze, comme les satinés et les polis miroirs du laiton, compose le jeu de lumière. Un nettoyage minutieux prépare les surfaces à recevoir leur décor.

Chaque finition exige un savoir-faire particulier : de l’éclat de l’or fin et des nickels, du métal poli et verni, en passant par les reliefs ravivés des patines médaille, les nuances des patines au feu, ou les couleurs et feuilles d’or du lustre Angela, la maison Charles possède un répertoire parmi les plus riches du bronze d’art, des plus traditionnels aux plus contemporains.

Une fois la finition choisie et appliquée, vient l’assemblage final appelé la remonture. La pièce est soumise à un dernier contrôle, puis emballée avec soin et accompagnée du Certificat d’Authenticité Charles. Elle quitte l’atelier.

{ Découvrir nos Finitions & Patines }
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Le Recyclage

Rien ne se perd dans un atelier de bronze. Les jets et les évents retirés à l’ébarbage, les copeaux du tour, les chutes de la monture, les pièces écartées au contrôle... tout retourne au creuset. Le bronze se refond indéfiniment sans rien perdre de ses qualités, ce qui en fait…

Rien ne se perd dans un atelier de bronze. Les jets et les évents retirés à l’ébarbage, les copeaux du tour, les chutes de la monture, les pièces écartées au contrôle... tout retourne au creuset. Le bronze se refond indéfiniment sans rien perdre de ses qualités, ce qui en fait l’un des rares matériaux véritablement circulaires : une part du métal coulé aujourd’hui dans les ateliers contient du cuivre extrait de la terre il y a plusieurs siècles. Les cires de prototypage sont réemployées, les sables de fonderie reconstitués d’une coulée à l’autre… Cette économie de la matière n’est pas récente, c’est la manière dont les fonderies travaillent depuis l’Antiquité. Une pièce Charles est faite pour durer des générations.

{En savoir plus sur le bronze à travers les ages}



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