



par Felix Agostini, 1955 { L'Héritage Agostini }
Le fusil tient dans une ligne : longue, droite, tendue vers le haut. Le lampadaire en épouse la minceur. Une tige de bronze unique s'élève d'un socle rond, à peine ramifiée en chemin d'un éclat noueux, comme une branche que l'on aurait étirée. Félix Agostini coule le métal au plus serré, gardant les reprises et le grain de la main. L'abat-jour cylindrique coiffe ce trait vertical : la lumière descend le long du fût de bronze, allonge encore la silhouette et la pose au sol d'une ombre fine et haute.