Charles et le monde vivant

La nature, premier matériau de la maison

Charles et le monde vivant

Depuis plus d'un siècle, le vocabulaire de la maison a puisé son inspiration dans tout ce qui pousse, ce qui vole, ce qui nage, et ce qui marche. Plantes, fruits, fleurs, animaux, créatures de la mer, corps humain… le monde vivant, source inépuisable de formes et de motifs d’une richesse sans pareille, n’a eu de cesse de nourrir l'imaginaire des créations Charles.

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Le Monde Vivant Comme Vocabulaire

Depuis 1908, le monde extérieur est une source inépuisable d’inspiration pour chaque création Charles. Le premier geste de la maison, avant le dessin et la fabrication, a toujours été l'observation - d'une feuille, d'une branche, d'un pétale, d'un plumage, d'un corps. Ce qui sort…

Depuis 1908, le monde extérieur est une source inépuisable d’inspiration pour chaque création Charles. Le premier geste de la maison, avant le dessin et la fabrication, a toujours été l'observation - d'une feuille, d'une branche, d'un pétale, d'un plumage, d'un corps. Ce qui sort de l'atelier est la traduction de la nature en bronze, reproduite avec la plus grande fidélité possible. Les feuilles gardent leurs nervures. Les pétales gardent leur pli. Les plumes gardent leur épaisseur. Aux côtés du monde botanique, les animaux, terrestres ou marins, ont toujours habité les collections Charles : une élégante ménagerie coulée en parallèle du jardin. Et la figure humaine, qu'elle soit celle de la création ou du créateur, est au coeur de chaque pièce Charles.

Ensemble, les milliers de créations en bronze qui ont quitté les ateliers depuis plus d’un siècle constituent un gigantesque cabinet de curiosités, retenues dans le bronze pour les générations à venir.

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Chrystiane, la Sculptrice Botaniste

Peu de figures ont façonné cette langue du monde vivant plus profondément que Chrystiane Charles. Médaillée d'or de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, sculptrice avant toute chose, elle a pris la direction artistique de la maison en 1972, à la mort de son mari, et l'a…

Peu de figures ont façonné cette langue du monde vivant plus profondément que Chrystiane Charles. Médaillée d'or de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, sculptrice avant toute chose, elle a pris la direction artistique de la maison en 1972, à la mort de son mari, et l'a tenue pendant le quart de siècle suivant.

Elle y a dessiné plus de trois cents modèles, presque tous botaniques : Amaryllis, Iris, Tulipes, Fougère, Tournesol, Nénuphar, Feuille d'Eau (lauréate de la Lampe d'Or au Salon International du Luminaire en 1978), Orchidée (qui reçoit la même distinction en 1981)…

Sa manière de travailler était aussi singulière que sa production. Elle rapportait par dizaines des feuilles, des racines et des fleurs de ses innombrables voyages : on aperçoit par exemple ici la coque d'une fleur de cocotier ramené d'un séjour en Guadeloupe, qui lui a inspiré la lampe Amazone. Travaillant dans une blouse de ciseleur de plusieurs tailles trop grande pour elle, dessinant sans cesse sur tout ce qui lui passait sous la main, elle observait les plantes jusqu'à les comprendre, puis leur donnait une seconde vie dans le bronze. Ses pièces demeurent, cinquante ans plus tard, parmi les plus recherchées du catalogue.

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Le Ginkgo, Arbre-Totem

De toutes les plantes qui sont passées par l'atelier, celle-ci occupe une place à part. Le ginkgo est une espèce extraordinaire : seul survivant d’un ordre végétal tout entier, apparu il y a deux cent soixante-dix millions d’années, il est antérieur aux fleurs, aux abeilles et…

De toutes les plantes qui sont passées par l'atelier, celle-ci occupe une place à part. Le ginkgo est une espèce extraordinaire : seul survivant d’un ordre végétal tout entier, apparu il y a deux cent soixante-dix millions d’années, il est antérieur aux fleurs, aux abeilles et aux dinosaures, et il a traversé trois des cinq grandes extinctions de masse, dont celle du Permien, qui a effacé la quasi-totalité de la vie marine. En Chine, certains spécimens dépassent trois mille ans. Il n’a ni prédateur, ni parasite, ni maladie connue : les botanistes le tiennent pour un être potentiellement immortel.

Il est l'emblème végétal de la permanence. Sa feuille est unique parmi les arbres. Deux lobes en éventail, parcourus de nervures qui se dédoublent depuis le pétiole ; à l’automne, elle vire au jaune vif et tapisse le sol d’or, ce qui lui a valu son nom français d’arbre aux mille écus. Le premier ginkgo de Paris, planté au Jardin des Plantes en 1795, est toujours vivant.

Lorsque Chrystiane Charles coule sa première lampe Ginkgo en 1990, elle reconnaît dans cet arbre un miroir du bronze lui-même : une matière qui nous précède elle aussi, qui nous survit, et qui persiste, des siècles durant.

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Fruits, Fleurs et Feuilles

Au-delà de cette icône, la collection Charles est un vaste jardin botanique.

Il y a l'Ajonc, ici présentée, l'Ananas, la Pomme de Pin, l'Épi de Maïs, le Lotus que Jean Charles coule à la fin des années cinquante ; la Fougère et ses crosses qui se déroulent ; le Nénuphar et sa…

Au-delà de cette icône, la collection Charles est un vaste jardin botanique.

Il y a l'Ajonc, ici présentée, l'Ananas, la Pomme de Pin, l'Épi de Maïs, le Lotus que Jean Charles coule à la fin des années cinquante ; la Fougère et ses crosses qui se déroulent ; le Nénuphar et sa corolle ouverte ; le Palmier qui transpose la palme en luminaire ; les Roseaux, le Bambou, l'Agave, l'Arum ou encore le Cactus de Felix Agostini.

Plus récemment, la collaboration avec Uchronia a donné naissance aux lampes Cosmos, Groovy et Bloom, toutes d'inspirations florales.

Chaque pièce est le résultat de la même opération : une plante, observée assez longtemps pour en révéler la structure, puis imaginée en bronze telle qu'elle se tient dans le monde, avec son poids, son équilibre et ses asymétries.

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Le Monde Marin

Il existe un registre particulier de la maison qui n'appartient ni au jardin ni à la forêt : le monde marin. Corail, imaginé par Jacques Charles, Nautila, Conque, Voile, Cordage, Aigua-Blava, Thalassa, Océanide ou encore Normandy, dessinée en hommage au paquebot du meme nom. Des…

Il existe un registre particulier de la maison qui n'appartient ni au jardin ni à la forêt : le monde marin. Corail, imaginé par Jacques Charles, Nautila, Conque, Voile, Cordage, Aigua-Blava, Thalassa, Océanide ou encore Normandy, dessinée en hommage au paquebot du meme nom. Des formes empruntées au rivage et aux profondeurs océaniques, coulées dans un bronze qui vieillira lentement et chaleureusement.

Ces pièces nautiques traversent le catalogue de la maison et trouvent leur place dans les projets de yachts et de résidences de bord de mer habillés par Charles.

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Le Bestiaire de la maison Charles

Charles entretient également une relation étroite avec le monde animal. En plus du monde marin et des motifs antiques trouvés dans les luminaires de grand style, la ménagerie réunie au fil des décennies, sculptée avec la même attention que les modèles botaniques qui l'entourent…

Charles entretient également une relation étroite avec le monde animal. En plus du monde marin et des motifs antiques trouvés dans les luminaires de grand style, la ménagerie réunie au fil des décennies, sculptée avec la même attention que les modèles botaniques qui l'entourent, se retrouve notamment dans les lampes Cheval, Chouette, Phalène, Papillon...

Cette relation s'est étendue lorsque la maison a repris l'estate de Félix Agostini, dont elle détient désormais les droits exclusifs d’édition. Avec les lampes Taureau, Zozio Ducal, Antilope Larchant, Archeoptryx... L'univers d'Agostini est empreint de merveilleux : des chevaux qui se cabrent, des oiseaux suspendus en vol, un espadon qui fend un courant invisible, des créatures qui frôlent le mythologique. C'est le cas aussi des créations de Denise Pietra Corba, son élève, et de ses lampes Canard, Petit Pivert et Grand Pivert.

Leur main est différente de celle de Chrystiane, mais le sujet est le même et leurs âmes se répondent. Agostini aussi regardait le monde vivant avec intensité. Lui aussi cherchait à le fixer sans le figer. Sous le toit unique de l'atelier, leurs deux œuvres se complètent désormais.

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Le Corps, la Main, le Geste

La figure humaine habite elle aussi la collection Charles : Pharaon, Victoire Ailée, Sculpture Femme, Mademoiselle, Joueur de Pipeaux ou Mascarade en reprennent le motif. Avec Félix Agostini, cette présence s'est étendue : on trouve dans son répertoire des figures qui émergent du…

La figure humaine habite elle aussi la collection Charles : Pharaon, Victoire Ailée, Sculpture Femme, Mademoiselle, Joueur de Pipeaux ou Mascarade en reprennent le motif. Avec Félix Agostini, cette présence s'est étendue : on trouve dans son répertoire des figures qui émergent du métal, des êtres sculpturaux et mythologiques, comme dans les lampes Ariel, Caryatide et Nymphe, dont on voit un détail ici.

Elles rejoignent une longue tradition : du kouros grec, en passant par le David de Donatello, les penseurs de Rodin… le bronze est, depuis l'Antiquité, la matière de la figure humaine, sculptée par les mains des artisans qui la façonnent.

Car chaque lampe du catalogue porte la trace du ciseleur qui l'a ciselée, du patineur qui l'a colorée, du monteur qui l'a assemblée. Le monde vivant, dans le bronze d'art, est un dialogue permanent des corps : celui qui est représenté, et celui qui le représente.

Le cabinet de curiosités de la maison Charles continue de s’étoffer au fil des années. Pour le découvrir ou évoquer une création, l'équipe est à votre disposition.

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