

par Felix Agostini, 1970 { L'Héritage Agostini }
L'espadon fend l'eau d'un long rostre effilé, lame vivante taillée pour la vitesse. L'applique en garde la ligne : une tige de bronze unique, étirée à la verticale, s'épaissit en son milieu d'un fuseau ajouré avant de s'amincir aux deux extrémités comme une arme de poisson. Félix Agostini travaille le métal en relief brut, écailleux, fidèle au grain de la coulée. La pièce tient de la sculpture autant que du luminaire : nue, elle diffuse son halo depuis le mur, la source tapie derrière la lame ; dans une seconde version, un abat-jour vient coiffer la sculpture qui se tient a l’horizontale.