

L’Histoire de la maison Charles
Depuis plus d’un siècle, Charles sculpte le bronze, le temps et la lumière avec humanité et poésie. Aux portes de Paris, dans les mains de ses artisans, le bronze fond, respire, chante et refroidit ; se laisse creuser, graver, polir et patiner. Charles est une maison d’intensité qui travaille le bronze comme d’autres travaillent l’or ou la pierre précieuse, avec une culture du détail absolu et une rigueur formelle portée par la primauté du geste sur l’effet. Émouvoir et émerveiller : telle est la promesse de la maison. Et celle de créer des luminaires et objets de collection en bronze d'art qui traversent le temps sans l’épuiser.
En 1908, Ernest Charles, né en 1872, reprend la maison de bronze d’art Ullmann, installée rue de Turenne, à Paris, et lui donne son nom.
La maison Charles se consacre d’abord à la reproduction des luminaires anciens, lustres, appliques et lampes des XVIIe et XVIIIe siècles, et…
En 1908, Ernest Charles, né en 1872, reprend la maison de bronze d’art Ullmann, installée rue de Turenne, à Paris, et lui donne son nom.
La maison Charles se consacre d’abord à la reproduction des luminaires anciens, lustres, appliques et lampes des XVIIe et XVIIIe siècles, et s’inscrit d’emblée dans la lignée des maîtres bronziers parisiens.
Quatre générations se succèdent à sa tête. Émile Charles, fils d’Ernest, la dirige à partir des années 1920 et la conduit à travers la guerre. En 1959, ses fils Jacques et Jean, lui donnent son « style Charles » : la maison quitte la reproduction de l’ancien pour l’édition de modèles signés, et le bronze se fait ananas, lotus, épi de maïs. Dans les années 1960, Jacques lance la collection Inox dont la lampe Orgues en est l'icone de la maison, et Chrystiane Charles travaille l'idée de la lampe-sculpture, où la forme elle-même porte la lumière. En 1982, son fils Laurent, architecte, la rejoint et élargit le répertoire aux modèles d’inspiration Art déco qui portent sa signature.
Partenaire fidèle des designers et des architectes d’intérieur, de Paris à New York, Charles a éclairé des centaines de palais, d’ambassades, de grands hôtels et de résidences à travers le monde. Aujourd'hui, la maison continue de produire chacune de ses pièces dans ses ateliers, selon les mêmes savoir-faire qu’en 1908. La famille Beaufour-Levy, qui en a repris la direction en 2019, perpétue aujourd’hui cette histoire. La frise qui suit en retrace les grands moments.

Émile-Albert Charles, fils d’Ernest, est rejoint par ses deux fils : Jacques, diplômé des Arts appliqués en architecture d’intérieur, et Jean, premier de sa promotion à l’École Boulle en sculpture sur bois et ameublement, passé ensuite par les ateliers de sculpture des Beaux-Arts…
Émile-Albert Charles, fils d’Ernest, est rejoint par ses deux fils : Jacques, diplômé des Arts appliqués en architecture d’intérieur, et Jean, premier de sa promotion à l’École Boulle en sculpture sur bois et ameublement, passé ensuite par les ateliers de sculpture des Beaux-Arts et par les usines de meubles de Scandinavie.
Ensemble, ils inventent ce que l’on appellera le « style Charles » : la maison quitte la reproduction du luminaire ancien pour l’édition de modèles signés, où une forme naturelle, lue en volume et rassemblée dans le bronze ciselé, devient lampe. L’Ananas, l’Épi de maïs, la Pomme de pin, le Lotus, le Vase Médicis naissent dans ces années. En 1960, la famille reprend la maison Fargette et s’installe au 16, rue du Parc-Royal, dans le Marais.

En 1965, Jacques Charles crée la lampe Orgues. Grand amateur de musique, classique et jazz, comme toute la famille Charles, il tire son inspiration de l’instrument du même nom, et du goût de son époque pour le module et la répétition - celui que l’Op Art et la sculpture minimale…
En 1965, Jacques Charles crée la lampe Orgues. Grand amateur de musique, classique et jazz, comme toute la famille Charles, il tire son inspiration de l’instrument du même nom, et du goût de son époque pour le module et la répétition - celui que l’Op Art et la sculpture minimale imposent la même année.
Après la feuille et le fruit, la ligne : la géométrie entre au répertoire de la maison. Orgues ouvre sa grande série en Inox, à l’heure où l’acier quitte l’usine pour entrer dans le territoire domestique, de Maria Pergay à Michel Boyer. La lampe, affranchie de son abat-jour, se tient seule, sculpturale. Orgues devient rapidement l’un des modèles signatures de la maison Charles. Elle se décline en lampe de table, lampadaire, applique et suspension.

Au milieu des années 1960, la maison Charles prolonge dans le mobilier les formes qu’elle a développées pour ses luminaires. Jacques Charles dessine la table basse Jonc à partir de la lampe du même nom. Le motif passe d’un objet à l’autre : les courbes élancées du luminaire se…
Au milieu des années 1960, la maison Charles prolonge dans le mobilier les formes qu’elle a développées pour ses luminaires. Jacques Charles dessine la table basse Jonc à partir de la lampe du même nom. Le motif passe d’un objet à l’autre : les courbes élancées du luminaire se retrouvent dans les pieds de la table, où elles se répètent en une succession d’arceaux.
Sous le plateau de verre, la structure reste visible. La table Jonc transpose ainsi le dessin de la lampe à une autre échelle et lui donne une nouvelle fonction, sans en perdre la silhouette végétale.

À la mort prématurée de son mari Jean, en 1971, Chrystiane Charles, sculptrice médaillée d’or des Beaux-Arts, entrée dans la maison en 1959, en prend la direction artistique et crée sa collection éponyme.
Reprenant le flambeau familial, elle développe une collection de luminaires…
À la mort prématurée de son mari Jean, en 1971, Chrystiane Charles, sculptrice médaillée d’or des Beaux-Arts, entrée dans la maison en 1959, en prend la direction artistique et crée sa collection éponyme.
Reprenant le flambeau familial, elle développe une collection de luminaires sculpturaux, signés et numérotés, contemporains dans leur expression et inspirés par la nature : Amaryllis, Alizée, Orchidée, Tulipes…
En 1978, sa lampe Feuille d’eau remporte la Lampe d’or de la création au Salon international du luminaire de Paris ; en 1981, son Orchidée reçoit la même distinction. En 1997, Chrystiane Charles reçoit les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite. Elle meurt le 8 décembre 2013.

Laurent Charles, fils de Jean et de Chrystiane, naît en 1953. Élève brillant, formé à l’école d’architecture des Beaux-Arts, il a grandi près de l’atelier et dans un foyer où la création était une affaire quotidienne. Il rejoint la maison en 1982 et travaille aux côtés de sa mère…
Laurent Charles, fils de Jean et de Chrystiane, naît en 1953. Élève brillant, formé à l’école d’architecture des Beaux-Arts, il a grandi près de l’atelier et dans un foyer où la création était une affaire quotidienne. Il rejoint la maison en 1982 et travaille aux côtés de sa mère pendant plus de vingt ans.
Aux lampes sculpture de Chrystiane, il ajoute une ligne géométrique et graphique, nourrie de l’Art déco, qu’il affectionnait particulièrement : Athos, Archéo, Ténéré, Quasar, Linéa, Lérida… La lumière y est construite plutôt que modelée, en plans, en arêtes, en gradins. Sous sa direction, la maison ouvre son catalogue aux artistes, dont Arman en 1986, et présente en 1992 la lampe Stockholm de son père Jean à la Lampe d’or de la création, qui reçoit une mention spéciale posthume. Laurent Charles meurt brutalement en 2011.

Chez Charles, chaque pièce est pensée comme une sculpture, que la lumière vient ensuite révéler ; le monde de l’art y est chez lui depuis le commencement. En 1986, ce dialogue prend la forme d’une pièce. Arman, figure centrale du Nouveau Réalisme aux côtés d’Yves Klein et de…
Chez Charles, chaque pièce est pensée comme une sculpture, que la lumière vient ensuite révéler ; le monde de l’art y est chez lui depuis le commencement. En 1986, ce dialogue prend la forme d’une pièce. Arman, figure centrale du Nouveau Réalisme aux côtés d’Yves Klein et de César, dessine pour Charles la lampe Liberté.
Elle naît de sa série Slices of Liberty, engagée en 1985 pour le centenaire de la statue de la Liberté : l’artiste, qui découpe depuis vingt ans violons, bronzes et objets du quotidien, tranche cette fois le symbole de New York et le recompose en lames décalées. Dessinée pour Chrystiane Charles, sa sculpture devient ici luminaire : les tranches de bronze s’écartent et se rejoignent, et la torche porte une flamme de verre dépoli.

En 1990, Chrystiane Charles crée la lampe Ginkgo. Elle tire son inspiration de ses voyages en Asie : le plus ancien encore vivant sur terre, antérieur aux fleurs, aux abeilles et aux dinosaures, inchangé depuis deux cent soixante-dix millions d’années.
Elle reconnaît dans cet…
En 1990, Chrystiane Charles crée la lampe Ginkgo. Elle tire son inspiration de ses voyages en Asie : le plus ancien encore vivant sur terre, antérieur aux fleurs, aux abeilles et aux dinosaures, inchangé depuis deux cent soixante-dix millions d’années.
Elle reconnaît dans cet arbre exceptionnel des qualités du bronze : une matière qui nous précède et nous survit. Ginkgo devient l’icône botanique de Charles, et un des modèles qui porte le mieux ce que la maison sait faire : une feuille lue en volume, ciselée nervure à nervure, qui porte la lumière. Elle se décline en lampe de table, en applique, en suspension et en lampadaire.

En 2001, Michael Wagner reprend la direction de la maison Charles : entre sa famille et celle-ci, l’histoire est ancienne. Michael a grandi avec la lampe Aloès qui trônait, magique, sur le piano à queue de son père. Sa mère, Katrin Hagenmayer, avait deux amours absolus, Hermès et…
En 2001, Michael Wagner reprend la direction de la maison Charles : entre sa famille et celle-ci, l’histoire est ancienne. Michael a grandi avec la lampe Aloès qui trônait, magique, sur le piano à queue de son père. Sa mère, Katrin Hagenmayer, avait deux amours absolus, Hermès et Charles, dont elle collectionnait les pièces depuis toujours ; elle était l’amie fidèle de Chrystiane. Quand les Charles décident de passer la main, c’est à elle et à son fils qu’ils confient tout naturellement les clés de la maison.
Michael Wagner installe alors Charles à Saint-Denis, dans les anciens ateliers de Christofle. Pendant près de vingt ans, il dirige la maison et dessine lui-même plusieurs modèles qui rejoignent le catalogue, dont Zurna, Utah et Moon Slice.

En 2006, Philippe Parent est nommé directeur artistique de la maison. L’histoire qu’il partage avec Charles est plus ancienne : à la fin des années 1970, sur l’un des premiers Salons du luminaire, il rencontre Chrystiane et Laurent, et l’entente est immédiate ; ils ne se…
En 2006, Philippe Parent est nommé directeur artistique de la maison. L’histoire qu’il partage avec Charles est plus ancienne : à la fin des années 1970, sur l’un des premiers Salons du luminaire, il rencontre Chrystiane et Laurent, et l’entente est immédiate ; ils ne se quitteront plus. Né en 1950, diplômé de l’École Boulle, architecte d’intérieur et designer, il a travaillé pour Audrey Hepburn et Fiona von Thyssen avant de fonder son agence à Paris en 1978, où il dessine meubles et intérieurs d’une rigueur très moderniste. Quand Michael Wagner lui propose la direction artistique, il connaît la maison depuis près de trente ans.
Pour Charles, il dessine une trentaine de modèles, dont la collection Meter dès 2006, puis les lampes Squarelight, Onstage, Roshaan, Phalène… Ses voyages le nourrissent, l’Inde tout particulièrement, dont ses modèles Sanchi, Rasa et Kuta portent les noms. Son écriture est nette, il écrit en plans et en lignes, fait dialoguer le bronze avec l’albâtre, le marbre et le bois, et donne à chaque lampe l’assise d’un objet d’architecture.

En 2008, la maison Charles fête ses cent ans. Un siècle après la reprise de l’atelier de la rue de Turenne par Ernest Charles, Luc Gensollen dessine pour l’occasion la suspension Bubbles. Des sphères de verre églomisé, argentées à la main par le maître verrier Stéphane Rivoal…
En 2008, la maison Charles fête ses cent ans. Un siècle après la reprise de l’atelier de la rue de Turenne par Ernest Charles, Luc Gensollen dessine pour l’occasion la suspension Bubbles. Des sphères de verre églomisé, argentées à la main par le maître verrier Stéphane Rivoal, s’agglutinent en grappes autour d’un moyeu et forment une constellation ; les feux se logent entre elles, et chaque bulle les reflète et les démultiplie. Du bronze et du verre, deux métiers millénaires pour une pièce qui se décline en suspension, lampadaire et applique.

Créée en 2011 pour l’Hôtel Burgundy, à Paris, la suspension Angela naît d’un travail mené au sein même de l’atelier. Jean-Manuel Freitas, maître ciseleur et chef d’atelier de la maison, en conçoit la couronne de feuilles. Pour en conserver l’ampleur sans le poids du bronze, il…
Créée en 2011 pour l’Hôtel Burgundy, à Paris, la suspension Angela naît d’un travail mené au sein même de l’atelier. Jean-Manuel Freitas, maître ciseleur et chef d’atelier de la maison, en conçoit la couronne de feuilles. Pour en conserver l’ampleur sans le poids du bronze, il choisit la résine : chaque feuille est galbée et peinte à la main, avec une patine argentée sur la face et un revers doré.
Les couleurs de l’Angela sont formulées sur mesure et en exclusivité pour la maison Charles. Enrichies de pigments minéraux, elles préservent l’éclat des feuilles dans le temps. Certaines finitions font aussi appel à la feuille d’or ou d’argent, posée à la main, feuille après feuille. Le modèle se décline en plusieurs versions.

En 2012, Olivia Putman dessine pour la maison Charles la série de luminaires Jour de Fête. Historienne de l’art, paysagiste de formation, elle a repris en 2007 la direction du Studio Putman, fondé par sa mère Andrée. Jour de Fête tient de deux mondes : la lampe Art déco et la…
En 2012, Olivia Putman dessine pour la maison Charles la série de luminaires Jour de Fête. Historienne de l’art, paysagiste de formation, elle a repris en 2007 la direction du Studio Putman, fondé par sa mère Andrée. Jour de Fête tient de deux mondes : la lampe Art déco et la lanterne chinoise, avec pour inspiration les intérieurs de In the Mood for Love de Wong Kar-wai. Le bronze y porte une lumière de fête, tamisée. La pièce est présentée à Hong Kong en 2014, dans l’exposition « Andrée Putman, Ambassador of Style », parmi les pièces qui prolongent l’héritage de sa mère, disparue en 2013.

Danseur au Châtelet à vingt ans, puis dessinateur publicitaire chez Draeger, Félix Agostini ouvre son atelier rue Vercingétorix, à Montparnasse. À partir de 1955, il modèle directement dans le plâtre ses pièces les plus connues, à la spatule, au couteau ou à la cuillère, sans…
Danseur au Châtelet à vingt ans, puis dessinateur publicitaire chez Draeger, Félix Agostini ouvre son atelier rue Vercingétorix, à Montparnasse. À partir de 1955, il modèle directement dans le plâtre ses pièces les plus connues, à la spatule, au couteau ou à la cuillère, sans reprendre son geste : le premier est le bon. Oiseaux, femmes stylisées, comètes, appliques, lampadaires, consoles, tables basses… Son œuvre compte près de deux cents pièces, parmi lesquelles Échassier, hommage aux frères Giacometti. Il présente ses créations dans sa boutique de la rue de Penthièvre et, l’été, à Mougins, où il rencontre une clientèle de connaisseurs. Il meurt en 1980.
Pendant plus de trente ans, sa fille, Dominique Kerguenne Agostini, veille sur son œuvre. Elle en contrôle chaque pièce mise en vente et refuse les propositions d’édition. En 2011, Michael Wagner découvre les créations d’Agostini chez les antiquaires. Il rencontre Dominique et l’invite aux ateliers Charles.
Un an et demi plus tard, en 2013, la collaboration est née : Dominique Kergenne confie à la maison Charles l'édition d'une première sélection d’une vingtaine de pièces de son père. Éditées à partir des moules originaux, fidèles aux modèles, signées et numérotées, les pièces sont réalisées sur commande. Dominique dessine les abat-jours. L’œuvre de Félix Agostini fait ainsi son entrée au catalogue de la maison.

Trois ans après la première collection, la maison édite vingt-deux nouveaux bronzes de Félix Agostini, choisis avec sa fille Dominique Kerguenne Agostini dans un corpus de près de deux cents œuvres. Le respect mutuel des débuts est devenu une amitié, exigeante, et c’est elle qui…
Trois ans après la première collection, la maison édite vingt-deux nouveaux bronzes de Félix Agostini, choisis avec sa fille Dominique Kerguenne Agostini dans un corpus de près de deux cents œuvres. Le respect mutuel des débuts est devenu une amitié, exigeante, et c’est elle qui conduit la sélection. La monographie qui accompagne l’édition révèle aussi quatre œuvres de Denise Pietra Corbara (1943-1990), compagne et élève du sculpteur, jamais éditées jusque-là.

En 2017, pour la maison Charles, Raphael Navot dessine plusieurs luminaires et objets, parmi lesquels la banquette sculpturale Animal, les lampes Shine et Shine Back to Back, ainsi que la lampe Landscape, éditée en série limitée à huit exemplaires, dont on aperçoit ici le dessin.
En juin 2019, la famille Beaufour-Lévy, déjà engagée dans les métiers d’art et les savoir-faire d’exception, reprend la maison Charles : Michael Wagner, qui souhaitait la transmettre, avait rencontré Nicolas Beaufour et sa fille Praxéda l’année précédente ; il choisit de la leur…
En juin 2019, la famille Beaufour-Lévy, déjà engagée dans les métiers d’art et les savoir-faire d’exception, reprend la maison Charles : Michael Wagner, qui souhaitait la transmettre, avait rencontré Nicolas Beaufour et sa fille Praxéda l’année précédente ; il choisit de la leur confier. Tous deux en assurent aujourd’hui la direction.
Le 1er juillet 2021, les ateliers s’installent à Aubervilliers, dans l’ancienne manufacture des Allumettes. Fondée en 1867, reconnaissable à ses bâtiments de brique en U et à sa cheminée de quarante-cinq mètres, protégée au titre des monuments historiques, elle produit des allumettes jusqu’en 1962, puis abrite des archives avant que la ville n’engage sa réhabilitation pour y accueillir des métiers d’art. En 2015, les élèves restaurateurs de l’Institut national du patrimoine et trois maisons d’art de Chanel y prennent place : Lognon, plisseur, Massaro, bottier, Maison Michel, chapelier. Quand ces dernières rejoignent le 19M, Charles occupe leurs ateliers.

Pour la maison Charles, Pierre-Yves Rochon imagine une lampe intitulée Collectionneur, présentée à AD Intérieurs en 2019.
Quatre ans plus tard, en 2023, le dessin s’ouvre en une collection de trois modèles - Moderne, Classique et Colonne - qui déclinent différents rapports entre…
Pour la maison Charles, Pierre-Yves Rochon imagine une lampe intitulée Collectionneur, présentée à AD Intérieurs en 2019.
Quatre ans plus tard, en 2023, le dessin s’ouvre en une collection de trois modèles - Moderne, Classique et Colonne - qui déclinent différents rapports entre héritage décoratif et lignes contemporaines. L’albâtre en forme le corps lumineux ; le laiton et le tissu composent les abat-jour et les détails. Sur chaque modèle, le corps et l’abat-jour peuvent être éclairés séparément : la lampe module ainsi la lumière selon l’atmosphère recherchée.
Pierre-Yves Rochon se tient à distance des styles figés et des effets de mode. Pour lui, chaque intérieur trouve sa justesse dans le dialogue entre le lieu, son histoire et ceux qui l’habitent. La collection Collectionneur transpose cette approche à l’échelle de la lampe : trois interprétations d’un même dessin, conçues pour faire de la lumière une composante de l’objet.

En 2024, convaincue de la légitimité de la maison Charles et sous l'impulsion de la famille Beaufour-Lévy, Dominique Kerguenne Agostini lui confie les droits exclusifs d’édition de l’œuvre complète de son père. La maison peut ainsi éditer l’ensemble du corpus à partir des modèles…
En 2024, convaincue de la légitimité de la maison Charles et sous l'impulsion de la famille Beaufour-Lévy, Dominique Kerguenne Agostini lui confie les droits exclusifs d’édition de l’œuvre complète de son père. La maison peut ainsi éditer l’ensemble du corpus à partir des modèles et des moules originaux, dans le respect du travail d’Agostini et des exigences du bronze d’art.
L'oeuvre est rare : certaines pièces n’avaient jusque-là donné lieu qu’à deux ou trois exemplaires, parfois un seul. Leur édition par la maison Charles s’inscrit dans la continuité des premières sélections menées avec Dominique depuis 2013 et permet aujourd’hui de faire vivre l’œuvre d’Agostini dans toute son étendue.
