


par Felix Agostini, 1961 { L'Héritage Agostini }
Chimène appartient au Cid de Corneille, à cette Espagne de cavaliers où l'honneur se défend à cheval. L'applique en emprunte le vocabulaire équestre : deux tiges élancées de bronze, effilées à la pointe comme deux épées, portent des losanges ajourés et des anneaux mobiles, reliées bas par une traverse d'où le motif pend comme un mors tenu en suspens. Verticales et horizontales s'y équilibrent à la perfection, un aplomb qui valut à la pièce d'illustrer l'affiche des expositions de Mougins. La coulée dorée laisse affleurer le grain du métal travaillé à la main. Au-dessus, un écran rectangulaire de soie aérienne recueille la lumière : hissée à la pointe des épées, elle s'échappe par le haut et le bas, et le motif du harnais se lit en contre-jour.