



par Felix Agostini, 1962 { L'Héritage Agostini }
Le squale file dans l'eau d'une seule ligne fuselée, taillée pour fendre sans résistance. L'applique en garde le profil : une tige de bronze effilée, montée au mur, qui s'amincit vers la pointe comme un corps de requin. La coulée reste nerveuse, le grain de la main lisible sous la patine. Comme un écho, un abat-jour triangulaire prolonge cette ligne fuselée et l'adoucit d'un voile, sans rien lui ôter de son allure ni de sa sobriété : la lumière passe derrière l'écran tendu, monte et redescend le long du bronze, et la silhouette se découpe en ombre nette sur le mur.