


par Felix Agostini, 1955 { L'Héritage Agostini }
Érato préside au chant amoureux : dans le cortège des neuf Muses, elle inspire la poésie lyrique, la lyre tenue contre la hanche. L'applique en reprend l'élan. Une tige de bronze monte du mur, se divise en fourche et soutient un large bandeau de tissu incurvé. La coulée garde la trace du geste, noueuse et tendue comme une corde d'instrument. La lumière se loge derrière le voile : elle remonte vers le plafond, redescend par en dessous, et laisse le bronze se découper en ombre nette.